Qui suis-je ?

Après avoir travaillé dans l’industrie, j’ai décidé de me consacrer aux domaines qui m’ont depuis toujours le plus intéressé : l’Histoire, la politique au sens large. C’est la découverte de l’histoire de Jamal Zougam qui m’a amené à me lancer dans la réalisation de mon premier documentaire, « Un nouveau Dreyfus ? », fruit de plusieurs années de travail en indépendant. Ce documentaire est totalement auto-produit et auto-financé. J’ai eu la chance de compter dans mon entourage quelques amis sans l’aide desquels certaines questions comme le cadrage, la musique, les décors m’auraient posé d’énormes difficultés.
Politiquement, je me suis toujours senti « de gauche » (tout en mesurant la part d’ambiguïté de ce terme au stade actuel de développement du capitalisme, comme l’expose très clairement Jean-Claude Michéa ). Concrètement, j’ai milité dans plusieurs partis et associations, notamment pour défendre l’idée du partage du temps de travail, de la semaine des 4 jours. A une époque où le retour de la croissance économique n’est ni probable ni souhaitable (les ressources de notre planète n’étant pas illimitées), je crois que le partage du temps de travail est le moyen le plus efficace de lutter contre le chômage et de retrouver le plein-emploi. Cela inverserait le rapport de force entre travailleurs et employeurs dans la négociation des augmentations de salaire et des conditions de travail (plus de « chantage à l’emploi » ). Et ça pourrait aussi favoriser l’intégration de toute une frange de la population qui est actuellement laissée à l’écart, alors que le processus d’intégration s’est toujours fait principalement à travers le monde du travail. Quelqu’un comme Pierre Larrouturou explique très bien cela, par exemple dans l’entretien filmé récemment par le syndicat belge FGTB. A l’époque où Larrouturou semblait avoir une réelle influence au sein du Parti Socialiste (et où celui-ci n’était pas au pouvoir ), je me suis ainsi engagé au Mouvement des Jeunes Socialistes. J’ai aussi milité, par la suite, au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. [extrait de mon interview par les Mutins de Pangée]
Cyrille Martin
cyrille.martin34@gmail.com

 


Quelques petits détournements, contes, etc, de mon cru :

 

montage 3 - couleurs modifiées

 

 

IMG_6459 1200
photo : Irene Ortega
L’histoire de Titine :
La vie était devenue de plus en plus dure pour Titine. Elle était passée de main en main mais ses propriétaires successifs se montraient de moins en moins humains. Ils devenaient bizarres, ces humains. L’un d’eux, un penseur craint et vénéré qui avait fuit ses semblables en se retirant à la campagne ( puis de manière plus radicale, en se supprimant carrément ), avait dit que le capitalisme était devenu si concentré qu’il devenait image. Et en effet les humains s’étaient mis à s’imprimer un peu partout sur le corps toutes sortes de dessins indélébiles ( pour rester poli ). Etaient-ils en train de se transformer en de vulgaires cartons d’emballage ? A force de vivre entourés d’objets fabriqués par millions de l’autre côté de la planète, en étaient-ils arrivés à la conclusion qu’ils n’étaient que des marchandises comme les autres ? Bref, Titine avait décidé de fermer définitivement ses portières aux hommes. Les marchandises, c’est dans le coffre !
Aussi suivit-elle l’exemple du penseur vénéré et craint, en quittant la ville pour la campagne. Puis logiquement, elle en vint à mettre un terme à ses jours, en s’échouant dans un lieu désert, telle une baleine d’acier. Et oui, ami promeneur, inutile de pester car c’est l’incroyable vérité : personne n’a abandonné Titine en pleine nature, c’est elle qui s’est abandonnée toute seule ! Aujourd’hui Titine est occupée par les fourmis, les guêpes et les scarabées. Elle a perdu la couleur criarde qu’on lui avait donné à l’usine et arbore celle de la terre. Ami promeneur, si tu connais à la fois le nom du penseur craint et vénéré et le lieu où repose Titine, c’est qu’elle est faite pour toi. Tu peux aller la récupérer, la clé est dans la boite à gants.